Wiki Astérix
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Astérix le Gaulois est le 1er album de bande dessinée des Aventures d'Astérix le Gaulois de René Goscinny pour le scénario et Albert Uderzo pour le dessin, publié en septembre 1961 aux Éditions Dargaud.

Intrigue de l'album[]

Le centurion Caius Bonus du camp de Petibonum en a assez de voir ses légionnaires se faire battre par les Gaulois. Pour percer le secret de leur force, il envoie un espion dans le petit village. Cet espion lui apprend que la force des Gaulois provient de la potion magique préparée par leur druide. Le centurion fait alors capturer Panoramix dans l'intention de lui extorquer la recette de la potion et de s'en servir pour renverser César. Mais Panoramix est intraitable et, avec l'aide d'Astérix venu à son secours, il va mener la vie dure aux Romains...

Caractéristiques de l'album[]

Noms des personnages[]

Gaulois[]

Romains[]

Jeux de mots[]

  • Planche 1 case 10 : – Nous vous le disons : les Romains y perdent leur latin !

Jeu de mots entre le « latin » = langue parlée par les Romains et l'expression « perdre son latin » = n'y rien comprendre.

  • Planche 9 case 8 : – Nous allons te libérer de tes chaînes...

Jeu de mots entre le sens propre (enlever les chaînes du légionnaire) et figuré « se libérer de ses chaînes » = se libérer de l'esclavage.

  • Planche 20 case 2 : – Tu parles ? – Tu parles !

Jeu de mots entre « tu parles ? » = forme interrogative, 2ème personne du singulier du verbe parler, et « tu parles ! » = expression employée quand on met en doute les paroles de quelqu'un.

  • Planche 20 case 3 : – Nous te torturons depuis des heures et ça ne te fait rien !

– Si ! Ça me fait passer le temps ! Jeu de mots avec les divers emplois de « faire » (ici faire du mal et faire passer le temps).

  • Planche 24 case 9 : – Quelle folie, Ô Astérix, que de t'être venu fourrer dans la gueule de la louve romaine

Jeu de mots entre la « louve romaine », emblème de Rome, et l'expression « se fourrer dans la gueule du loup » = se mettre en danger.

  • Planche 28 case 11 : – Ton idée de les envoyer aux fraises n'est pas mal non plus !..

Jeu de mots entre le sens propre et l'expression « aller aux fraises » = flâner.

  • Planche 37 case 6 ! – Parlons sans couper les cheveux en quatre !

« couper les cheveux en quatre » = subtiliser à l'excès.

  • Planche 37 case 8 : – Puisque c'est comme ça... la barbe !..

« la barbe ! » = assez, cela suffit.

  • Planche 37 case 9 : – D'accord, mais ne me prends plus à rebrousse-poil !

« prendre quelqu'un à rebrousse-poil » = l'aborder maladroitement, de telle sorte qu'il se rebiffe.

  • Planche 37 case 10 : – Tout ceci est échevelé.

« échevelé » = désordonné, effréné.

  • Planche 38 case 2 : – Il a un poil dans la main.

« avoir un poil dans la main » = être très paresseux.

  • Planche 38 case 3 : – Parfois, il a un cheveu sur la langue aussi.

« avoir un cheveu sur la langue » = zézayer.

  • Planche 41 case 9 : – Je te tiens par la barbichette ...

Allusion à la barbichette de Marcus Sacapus et à la comptine-jeu du même nom où on se tient le menton en chantant la comptine et où le premier qui rit a perdu.[1]

Anachronismes[]

  • Planche 15 case 7 : Assurancetourix a un violon alors que le violon a été inventé au XVIème siècle.[1]

Erreurs[]

  • Planche 14 case 5 : Caligula Minus demande s'il doit "broire" la potion magique. Lors de la réédition de l'album, l'erreur a été corrigée.
  • Planche 1 case 6 et planche 43 case 6 : Jules César change de visage.
  • Planche 21 et 22 : Le nombre de planches sur le côté du char change, il y en a 7, 5, 4 ou 3 selon les planches.
  • Planche 22 et 33 : Au départ les mors des bœufs sont reliés par une lanière que se transforme par une chaîne le lendemain.
  • Planche 20 : Le nombre de cordes retenant Panoramix change, il est au départ de 4 cordes pour la poitrine, 2 pour le ventre et 2 pour les jambes. Dans la case suivante, il y en a 2 pour la poitrine, 2 pour le ventre et 3 pour les jambes, dans les cases suivantes cela continue de changer.[1]
  • Planche 37 case 3 et 6 : Le pelage du chien qui boit de la potion capilaire devient jaune et noir au lieu de blanc et noir.
  • Planche 37 case 9 et planche 38 case 4 : Il n'y a plus que 3 nœuds au lieu de 4 dans la barbe de Caius Bonus.[2]

Références culturelles[]

  • Planche 1 case 3 : – Mais addentzion ! On refiendra !

Cette menace des Germains fait référence au franchissement du Limes au IIIe siècle, qui déboucha sur la grande invasion germanique.

  • Planche 10 case 2 : – Les Gaulois sont venus, ils ont vu et ils ont emporté Caligula Minus !

Allusion à la citation de César « Veni, vidi, vici » : je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu.

  • Planche 43 case 6 : – Veux-tu rendre à César ce qui m'appartient ?

Allusion à la citation de Jésus dans l'Évangile : « rendez à César ce qui est à César ».[1]

Critiques de l'œuvre[]

D'après le site Otakia[]

Left pointing double angle quotation mark sh3.svg L’intérêt de cet album est surtout historique, les personnages cherchent encore leur style définitif, les premières planches posent le contexte sans aucune finesse, que ce soit dans le dessin ou les textes (c’est même assez lourd). Les couleurs ne sont pas harmonieuses au point qu’en décembre 2006 est sortie une nouvelle version recolorisée. Heureusement le rythme de l’histoire et le style narratif s’améliorent au fil des planches.
Cette BD reste malgré tout agréable à lire pour les fans d’Astérix, mais son côté un peu daté risque fort de rebuter les novices. Si vous voulez vous initier à l’univers d’Astérix, il ne faut pas commencer par le tome 1. Right pointing double angle quotation mark sh3.svg
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